À seulement 16 ans, Boyan Slat découvre plus de plastique que de poissons lors d’une plongée en Grèce. Cette expérience le pousse à imaginer un système capable de récupérer les déchets présents dans l’eau.
Il en fait d’abord un projet de lycée. Puis une conférence TEDx filmée à Delft en 2012, qui reste confidentielle pendant des mois. Jusqu’à mars 2013, où la vidéo part dans le monde entier.
Et là, Boyan Slat tranche. Quelques mois après avoir commencé ses études d’ingénierie aérospatiale, il les arrête, avec 300 euros en poche, et fonde The Ocean Cleanup.
Cette organisation développe aujourd’hui des dispositifs destinés à nettoyer les océans et à intercepter les déchets dans les rivières. Son idée tient en une inversion : plutôt que de courir après les déchets avec des filets, laisser les courants marins les rassembler. Ils le font déjà, dans d’immenses tourbillons au milieu du Pacifique.
Aujourd’hui, ses barrières flottantes travaillent dans le Pacifique nord, et une vingtaine de systèmes, dont plusieurs à l’énergie solaire, filtrent des rivières avant que les déchets n’atteignent la mer.
Le cap des 50 millions de kilos de déchets, océan et rivières confondus, a été franchi en mars 2026. Objectif annoncé : 90 % du plastique flottant retiré d’ici 2040.
Un projet similaire peut être observé sur la Garonne à Blagnac :
Plastic Vortex est un barrage écologique a été installé sous le pont de Blagnac et le pont d’Ancely. Il récupère les déchets flottants dans la Garonne avant qu’ils ne se retrouvent dans l’océan. Une fois captés, les détritus sont remontés automatiquement vers la berge avant d’être triés et revalorisés.