La vallée de la mort : Le mystère des pierres qui bougent.

Dans la vallée de la Mort (Californie-USA), des rochers se déplacent sur le sol sans raison apparente, semblant défier les lois de la pesanteur. Le mystère intrigue depuis les années 1940. En équipant les pierres de GPS, des scientifiques ont mesuré ces étranges promenades et trouvé une explication : du windsurf sur des carreaux de glace.

Les pierres voyagent sur un surf de glace

Sur le sol argileux d’un lac asséché, des pierres, plus ou moins grosses, les plus lourdes atteignant 300 kg sont comme posées à l’extrémité de sillages qu’elles semblent avoir tracés elles-mêmes. Des rochers qui se déplacent sans l’aide de personne et qui laissent sur l’argile la trace de leurs mouvements : voilà de quoi intriguer et même conduire aux scénarios les plus oniriques. Extraterrestres farceurs ? Puissances paranormales ? Armes secrètes testées par les militaires ?

L’hypothèse est celle de vents puissants survenant en hiver et pouvant dépasser 140 km/h. Sur ce sol très lisse, une mince couverture d’eau, voire de glace, peut réduire à ce point les frottements que le vent suffit à faire glisser les roches. Effectivement, dans cette zone désertique, les faibles précipitations (quelques centimètres par an) se concentrent lors de courtes périodes de crues. Le désert se recouvre alors d’eau, laquelle peut geler la nuit.

Une pierre photographiée sur le sol gelé, avec le sillage qu’elle a laissé derrière elle. Ce caillou porte un GPS, installé dans une cavité dont on devine le couvercle circulaire. Son mouvement mystérieux a donc pu être enregistré. © Richard D. Norriset al., Plos One

Les déplacements se font par à-coups, en fin de matinée, durant des phases d’environ une dizaine de minutes au maximum. Les pierres bougent alors à raison de 2 à 3 m par minute puis s’arrêtent. Durant les deux mois de l’expérience, les blocs ont parcouru, pour la plupart, une soixantaine de mètres, mais le plus véloce a établi le record à 224 m.

Les sillages laissés par les pierres photographiées par un appareil automatique. L’image du bas montre les trajectoires, mettant en évidence les déplacements parallèles de certaines d’entre elles. © Richard D. Norris et al., Plos One

Les déplacements les plus importants n’ont pas été observés pendant les épisodes de vents violents, mais sous des brises de 4 à 5 m/s (environ 15 km/h). Il fallait également qu’une couche de glace soit présente, mais d’une épaisseur précise, comprise entre 3 et 6 mm. Dans ces conditions, le soleil du matin craquelle la glace et commence à la faire fondre, formant des plaques plus ou moins grandes, pouvant atteindre une dizaine de mètres dans leur plus grande dimension. Sous l’action du vent, elles peuvent alors glisser sur la fine couche d’eau fondue.

Source : Futura-Sciences

 

L’attaque d’un grand requin blanc au ralenti (avec un faux phoque)

Comment se déroule une attaque de requin ? Les attaques visibles dans cette vidéo ont toutes été filmées avec un phoque en plastique (=un leurre).

Une mâchoire de grand blanc peut mesurer plus de 50 cm de large. © Discovery Channel

Lorsqu’il attaque, le requin ne dévore pas immédiatement sa proie. Dans le cas de cette vidéo illustrant la chasse au phoque, il traque dans un premier temps l’animal et l’observe. Il peut repérer sa proie à de grandes distances, soit par l’odorat, soit par l’ouïe, soit par ses ampoules de Lorenzini qui lui permettent la détection de champs magnétiques. Dans le cas du phoque, le requin blanc préfère donner l’assaut vers la surface, lorsque l’animal vient respirer.

Sa charge se décompose en deux étapes. Tout d’abord, il évalue sa proie, puis un coup de dent net et précis lui permet aussitôt de déterminer si son choix est comestible et riche en graisses, ce que le requin affectionne tout particulièrement. Des récepteurs situés dans la gueule du requin confirment immédiatement si sa proie est intéressante ou au contraire si c’est un leurre, comme dans cette vidéo. Ensuite, lorsque sa proie est inerte, le requin peut entamer son repas.

Un animal menacé

Devant une telle violence, difficile d’imaginer qu’il ne puisse être qu’une menace minime pour l’Homme. En réalité, dans le monde, on ne recense en moyenne que 35 agressions par an dont presqu’aucune ne se révèle mortelle. Dans le cas de notre espèce, le requin ne reconnaissant pas le goût, abandonne sa proie presque immédiatement. Ces attaques relèvent en général d’accidents car les surfeurs et planchistes ont une silhouette proche du phoque lorsqu’ils nagent à la surface.

La réputation du requin blanc, forgée par les médias et le cinéma, en a fait un animal menacé. Chassé pour son aileron et ses dents, le prédateur a presque disparu de la Méditerranée. Bien qu’il reste présent sur le reste du globe, sa population est très difficile à évaluer. Sa pêche est interdite en Australie, en Afrique du Sud ainsi que dans de nombreux autres pays. La raréfaction de ses proies favorites et l’altération de son milieu en font un animal rare et en péril.

Le requin affectionne les eaux peu profondes. © Elias Levy, flickr, cc by 2.0

Source : Futura-Sciences